En route vers l’Antarctique : Halte 1er au Brésil 

Hello, Hello !

Comme promis, me revoilà parmi nous, pour partager mes aventures au bout du monde ! Et comme j’ai pu le dire dans mon post come back IRL – snif ! – je suis passée par plusieurs étapes afin d’atteindre la pureté immaculée du Pôle Sud !

THE CONTEXTE:

Il faut bien admettre qu’il n’est pas courant de partir en Antarctique ! Je vous explique donc comment cette chance exceptionnelle m’est arrivée !

Il faut dire que cette opportunité résulte d’une rupture – ouais, pas cool du tout ! Mon amie s’est donc retrouvée avec un billet en main 3 semaines avant le grand départ. Son rêve ultime qui prend la tangente et la question qui survient automatiquement : Qu’est-ce que je fais ? Je pars ou pas ?…

Nous avons passé énormément de temps à discuter et j’ai essayé, comme j’ai pu, de la pousser à ne pas laisser tomber ce projet. Il était clair et impératif qu’elle devait réaliser ce pourquoi elle avait économisé et rêvé depuis tant d’années !

Stay focused !

Quand un jour, je reçois un SMS : Est-ce que tu pourrais partir avec moi ? Tu ne t’occupes de rien.

Je suis restée sans voix. J’avoue que j’ai ressenti du stress, de l’excitation… Bref ! On l’a compris : un tourbillon de sentiments ! Depuis des mois, j’avais prévu mon voyage pour fin d’année avec ma sœur et n’étant pas – encore – millionnaire, il était donc impossible pour moi de me payer 2 fois de suite des vacs ! – Entre nous, il m’était impossible dans tous les cas, de me payer une croisière en Antarctique vu la somme astronomique ! – Pour les curieux(ses), je précise que la somme se situe au minimum à 8000€ ! Oui, moi aussi. Je ne savais pas si j’allais vomir ou tomber dans les pommes !  

Le départ était dans 2 semaines et je ne savais absolument pas par quel bout commencer. En premier lieu, il fallait demander l’aval auprès de mon responsable : Done! – Un grand merci d’ailleurs ! En retour, elle m’a confirmé la modification des noms sur les billets. Le rêve prend forme !

Dans la foulée, elle m’envoyait le questionnaire pour le médecin de la compagnie maritime à faire remplir par le mien, la liste des vêtements indispensables pour cette expédition, l’itinéraire, les billets, les réservations d’hôtels, les vauchers… On le touche presque !

 J’ai été submergée d’informations, si bien que mon cerveau a eu du mal à tout assimiler ! J’avais à peine le temps de me remettre de mes émotions que j’étais chez ma famille en train d’enfiler un pantalon de ski, des gants et un bandeau que j’emballais avec supplice dans ma grosse valise ! Bah oui, j’allais passer par du chaud, du tiède, du très froid et des soirées sur le bateau ! OK, pas de panique, on en met un peu pour chaque saison !

A peine le temps de réaliser ce que je faisais machinalement que j’étais déjà dans l’avion en train de trinquer avec Camille. On y est !                                          

Gosh ! Breaaathhh Miss Kokori !

Halte Premier : 
BRAZIL : Rio De Janeiro

Après une dizaine d’heures d’avion, nous débarquons sous 32° ! On laisse tomber la doudoune et on sort la jupe, le débardeur et les lunettes de soleil ! On est suante certes, mais heureuse devant notre verre de Caipirinhas à prix dérisoire ! Toutefois, il ne faut pas croire que ces petites boissons sont toutes aussi innocentes qu’en France ! Non, non, après 1 verre, on voit déjà des licornes ! – OK, j’avoue ! Je ne suis pas (plus) une grande initiée de l’alcool !

Pas besoin de faire un dessin, on est au Brésil et plus exactement à Rio de Janeiro !Miss Kokori raconte un peu…

Nous sommes restées 4 jours dans le quartier de Lapa qui est situé entre le Centre et Santa Teresa. Ce coin est connu pour être dynamique, festif en week-end. C’est vrai qu’en étant arrivées en pleine semaine, nous avons vu la différence quand le vendredi soir a pointé son nez ; les bars et restos calmes de la veille ont sorti les tables et les chaises en augmentant allègrement leur décibel ! Les rues bondées mais paisibles ont laissé la place à une foule de personnes toutes apprêtées  – surtout les nanas qui ont sorti les talons, les hauts et les jupes moulants ! Attention, elles sont totalement sans complexe et vous laisserez volontiers votre place ! On entend des cris, des rires, des verres qui trinquent… un brouhaha incessant dans cette ferveur brésilienne ! La musique résonne à tous les coins jusqu’à notre chambre d’hôtel, située plus en hauteur avec une vue imprenable sur le quartier. Autant vous dire qu’il ne faut pas être sensible de l’ouïe !

Avec Camille, nous avons préféré rester en retrait de cette foule bien que plusieurs personnes m’ont dit que j’allais m’éclater ici – et je n’en doute pas pour ceux qui aiment s’enivrer des soirées nocturnes ! Personnellement, je n’étais pas venue pour ça. J’avais surtout rien prévu et je laissais l’envie parler. Pour moi, c’était ça les vacances ! Si bien qu’avec mon amie, nous nous sommes laissées bercer par la philosophie du : on verra ce soir ce qu’on fait demain. C’était parfait ! De plus, j’avoue avoir ressenti une certaine insécurité dans cette ville et sortir dans ces conditions ne m’aurais pas rassuré un brin ! Qui sait ce qu’on peut nous verser dans notre verre ? – Loin de moi d’être parano mais, ça n’arrive pas qu’aux autres ! 2 nanas, seules au Brésil, ça donne des idées, non ?

Bref ! Nous étions mieux calées dans notre petit nid avec cette superbe terrasse !

La cuisine locale 

La question de la nourriture s’est nettement posée et c’est aussi l’une des raisons pour laquelle nous préférions passer nos soirées tranquilles : Elle ne donne pas envie ! Si vous êtes adeptes de snacks frits fourrés à la viande, à la crème et fromage, au poisson… Alors oui, vous serez enchantés ! Si commander un poulet avec pour accompagnement riz, patates chips et haricots rouges vous plait, pas de problème ! Perso, j’ai changé d’alimentation depuis maintenant 6 mois et ça, ça ne me donnait absolument pas envie ! Evidemment, j’ai goûté à toutes ces cochonneries pour me faire une idée et, une fois suffit largement !

Nous avons donc composé avec un plat à l’image du Brésil et un autre avec des légumes ; c’est à dire une salade ! Et quand je dis « salade », il s’agit bien de quelques feuilles, de rondelles de tomates, cœur d’artichaut, de grosses lamelles d’oignons – et à foison, alors je ne vous dis pas l’haleine de fou – le tout découpé et posé sur une assiette. Pas de vinaigrette. Rien d’autre. Vous pouvez toujours agrémenter ça avec de l’huile d’olive et du sel mis à disposition sur la table.

Nous nous sommes donc résignées à aller faire nos courses pour notre diner/apéro et, je peux vous dire que ce n’est pas une mince affaire ! Si nous espérions trouver de bons légumes, c’était foutu ! Ils étaient plus que passés et toujours sur l’étal. Je me souviens que parmi 6 tomates, j’en ai trouvé qu’une seule qui ne s’était pas décomposée sous la pression de mes doigts! A croire qu’ils ne mangent jamais de verdures ?! Ou nous n’avions pas été chanceuses !

La population locale 

Nous ne sommes pas restées assez longtemps pour avoir un réel point de vue sur les locaux mais, je peux dire déjà qu’ils sont avenants ! C’est-à-dire qu’on se fait facilement accoster par l’interpellation des hommes, leurs regards, leurs sourires… J’ai même eu droit à un « ohhhh !! Chica chica !!! », accompagné d’une danse on-secoue-les-castagnettes, quand je nous ai fait un Marilyn Monroe sur la plaque d’égout ! Evidemment, ce n’était pas prévu et je me suis retrouvée plus honteuse que dans l’état puissance maxi de mon sex-appeal !

Bien qu’on ne parlait pas un mot portugais, nous avons réussi à nous faire comprendre et à même à recevoir de l’aide, des conseils quand nous nous y attendions pas. Par exemple pour prendre le bus, ou ne pas se promener avec son appareil photo au cou, pour qu’on nous laisse tranquille quand on venait nous réclamer de l’argent… Toutes ces attentions sont toujours les bienvenues et très agréables ! 

Il faut avouer toutefois que j’ai été surprise de constater qu’un grand nombre de personnes dormait à même la rue. N’importe où. Cela pouvait être proche des célèbres arches du quartier, tout comme en plein milieu d’une rue piétonne bondée. Sur un matelas ou à même le sol.

J’y ai également découvert d’autres aspects grâce à jeune français que nous avons rencontré à l’hôtel. Il était venu passer des vacances à Rio et en était tombé amoureux. Du coup, il projetait de racheter une part de l’hôtel où nous logions. Nous avons appris que le Rio Forest Hostel était entre 2 favelas qui se faisait la guerre – preuve à l’appui avec des vidéos qu’il a prises d’un bus en feu et d’une autre d’un corps retrouvé – les endroits à ne pas aller – ne serait-ce qu’un simple passage d’une ruelle car risque de se faire agresser. Les surnoms qu’on donne pour les filles de Rio – je ne me souviens plus très bien mais, il y a le terme « Piranha » qui décrit bien la chose – qui seraient assez ouvertes, voire très ouvertes et entreprenantes ! Surtout quand il s’agit de français !

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Bref ! Des pépites d’informations qu’on n’aurait pas su si on n’avait pas passé toute une soirée en sa compagnie.

Avec tout ça, il faut avouer que mon sentiment d’insécurité était vérifié !

Les plages 

Fidèle à notre philosophie, nous avions prévu la veille d’aller nous balader vers les plages d’Ipanema et Coppa Cabana. On a pris notre maillot, une serviette pour deux mais nous avons oublié la crème solaire ! Résultat : on s’est retrouvé bien malines avec nos coups de soleil !

Il faut dire que ces 2 plages sont tellement belles – une préférence pour Ipanema quand même – qu’on n’a pas pu résister à aller se baigner !

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J’ai été bien surprise par la puissance de la houle ! Si bien que je me suis retrouvée emportée par une vague alors que je n’étais qu’au bord ! Mes genoux sont ressortis rouges car, ils ont bien râpé le sable ! Bah oui, il fallait bien que j’amortisse ma chute et que j’essaie de me retenir à quelque chose !

On y croise des surfers, des vendeurs d’épis de maïs, de jus de coco frais, des brésiliennes sans complexe, fière d’afficher leurs rondeurs et leur corps !

Les transports 

Plutôt facile pour se déplacer à Rio et assez bien desservi. On a le choix du bus, du tram, du taxi et du métro. Les prix restent intéressants, même le taxi. Toutefois, nous avons eu une belle surprise le dimanche car, il faut savoir que certaines entrées de métro peuvent être fermées ainsi que quelques lignes ! Cela nous a bien surpris quand on a voulu retourner à un quartier le lendemain – pour récupérer mes fameux sacs de shopping oubliés (cf : histoire ci-dessous) – et qu’on s’est retrouvé le bec dans l’eau parce que la ligne de métro menant au lieu-dit était fermée !

Il fallait sortir du métro, racheter un billet et reprendre le bus. Finalement, nous avons préféré marcher. Cela nous a pris environ 1h30 sous le soleil mais, tant pis ! Il faut ce qu’il faut !

Le Rio Forest Hostel 

Comme j’ai pu le mentionner : nous disposions d’une terrasse agréable, avec une belle vue sur le quartier de Lapa. Le Rio Forest Hostel (+ d’nfos) est un Bed&Breakfast cosy et chaleureux, mixant une déco contemporaine et street art. Le tout niché au milieu d’une dense végétation où il est possible de croiser des singes !  Etant situé en hauteur, il faut savoir qu’on travaille ses cuisses pour gravir les escaliers avant d’arriver à l’accueil ! Au préalable, on peut se chauffer en prenant la route grimpante si on décide de rentrer à pied ! Nous l’avons fait plusieurs fois donc, rien de bien sorcier ! Il faut juste penser à prendre des pauses !

Nous étions chargées comme des mules mais heureusement que l’hôtel avait tout prévu : un monte charge nous attendait après le premier palier ! Ouf ! Nous sommes sauvées ! Et une fois à l’accueil, un gentil monsieur s’est chargé de monter nos valises dans nos chambres !

La réception a été opérationnelle, serviable et polie avec une maitrise de l’anglais parfaite. Elle était tenue par une équipe jeune qui se relayait jour et nuit donc, vraiment disponible. D’ailleurs, cela m’a été d’une grande aide quand un soir, j’avais oublié mes sacs de shopping dans un bar ! – conséquence de 2 verres de Caipirhinas ! Le jeune homme a été réactif en retrouvant immédiatement l’endroit, pris son téléphone et a demandé qu’on garde précieusement mes affaires. J’y suis retournée le lendemain et j’ai tout retrouvé sans encombre !

Le Rio Forest Hostel dispose d’une cuisine équipée – pratique pour caler nos courses pour l’apéro ! – et de 2 ordis branchés sur internet qu’on pouvait utiliser gratuitement. Et comme tout bon hôtel qui se respecte, on y a trouvé des plans de la ville, des brochures sur des activités possibles et un service fiable pour commander un taxi.

Notre chambre n’était pas très grande mais, je pars du principe qu’on ne voyage pas pour squatter la chambre ! Le plus important c’est que ça soit propre et que la literie soit nickel. Ce qui a été le cas ici. Et encore une fois, cette terrasse avec la petite table et le hamac suffisait largement !

Le petit déj’ n’a rien d’exceptionnel mais il est largement satisfaisant avec les toasts, les fromages, les fruits frais, les céréales… ! Il est servi au bar extérieur de l’hôtel où se trouve également la piscine. Un cadre vraiment sympa pour commencer la journée !

En d’autres termes, j’y ai passé un bon moment et je conseille cet endroit pour ceux qui passent faire un tour à Rio de Janeiro.

Ce premier arrêt prend fin et nous voilà, à 3h du matin à attendre notre taxi, direction l’aéroport pour embarquer pour notre Halte 2eme !

La suite à venir…

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